La valeur de l’art – I

Débutons avec une question intéressante : celle de la valeur de l’art.
L’art est un domaine qui tient les médias en haleine pratiquement sur un seul point : les enchères pharaoniques dont certaines œuvres font l’objet. Cette fièvre donne-t-elle une idée juste de la valeur de l’art ? Cette question fait l’objet d’une enquête du Beaux-Arts Magazine de ce mois de janvier 2011.

Sachant qu’un bon artiste produit de bonnes et de mauvaises œuvres, l’auteur propose de comparer des œuvres de John Chamberlain/Daniel Buren, Damien Hirst/Fabrice Hyber, Andreas Gurski/Sophie Calle.
Si l’on pose la question de la valeur des œuvres du point de vue du marché, écrit-il, la meilleure œuvre des trois artistes français vaut dix fois moins que la pire œuvre des trois Anglo-Saxons.
Du point de vue de l’histoire de l’art
, par contre, le travail des trois Français est plus important.

Cela dit, depuis l’explosion du marché de l’art international dans les années 80 – phénomène qui s’est accompagné de la multiplication des collectionneurs, des galeries et des ventes aux enchères – , la valeur d’une œuvre se définit en fonction de son prix sur le marché. Et pour leur part, la majorité des médias ne parlent d’un artiste qu’en relation avec son prix.

Dans un tel contexte, le nom de l’artiste devient une marque, ce qui a pour effet de déclasser tout ce qui n’est pas estampillé d’un nom reconnu par le marché de l’art.
Sachant qu’en Chine, on peut aujourd’hui reproduire à l’identique n’importe quelle œuvre reconnue, que vaudra ce critère du nom dans deux siècles ?

« Et si l’objet d’art n’était en définitive que le support d’une pensée ?
Et si l’art était davantage une méthode pour être, voir et vivre ? » conclut l’auteur.
(C’est un condensé de l’article de Fabrice Bousteau. Beaux-Arts Magazine. Janvier 2011, p. 84)

Et vous, qu’en pensez-vous?

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chou

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